Patrimoine rosiérois

ROSIÈRES-AUX-SALINES : 2839 habitants- superficie 2695 ha (clic)

Rosières-aux-Salines est située dans le département de la Meurthe-et-Moselle en Lorraine dans le nord-est de la France à 15 km de Nancy. Village fortifié au Moyen Âge, on entrait par plusieurs portes en parties détruites pour la convoitise de "l'or blanc". 

Héraldique blason : D'azur à une épée d'argent garnie d'or, mise en pal, côtoyée de deux roses de même.

Origine : Ce blason est utilisé par la ville de Rosières depuis le XVII° siècle, avec cependant des variantes, tantôt l'épée est la pointe en bas, tantôt elle est environnée de quatre roses. Certains héraldistes pensent que les roses évoquent le nom de la localité, d’autres émettent l’hypothèse de la présence de roseaux mais n'expliquent pas l'épée. Rosières aux Salines était le chef-lieu d'une prévôté qui fut supprimée en 1751.

Pour valoriser les édifices civils et religieux, l’Association « le Ban-Ban » a vu le jour en 1995. Crée à l’initiative de Mr Denis CRAUS ancien Maire de
Rosières-aux-Salines, elle a pour but la connaissance et la sauvegarde du patrimoine local ainsi que le développement culturel et touristique de la
commune.




A son origine, l’association entreprend le recensement des édifices remarquables dans la commune avec fabrication de plaques signalétiques suivie de leur pose par la municipalité. A la suite, un guide touristique sera publié et des visites guidées seront organisées.

Cette association organise également « les journées du patrimoine », des concerts et expositions de peinture en l’église St Pierre ainsi que le festival « Rosières aux Artistes ». Elle publie également un journal "Le Petit Rosiérois" pour faire connaître et relater ces  événements.

En se promenant dans les rues anciennes de Rosières, on découvre la présence de fenêtres gothiques, de façades Renaissance et traditionnelles du XVIIIème siècle restées inchangées. On compte également quelques traces plus anciennes de fenêtres à 3 lobes du XVème siècle sur certaines demeures et même des soubassements de remparts encore visibles de l'ancien château fort du XIIème siècle.
Cette ancienne cité était fortifiée suite à la présence d’une saline qui attirait la convoitise et de nombreuses querelles avec les messins. Cette saline exploitait des sources salées naturelles depuis 5 siècles.

La rentabilité ayant chuté, en 1765 le Duc de Lorraine ordonne au marquis de la Galaizière l’arrêt officiel de cette saline royale  pour installer en lieu et place un Haras devenu aujourd’hui centre de formation et complexe équestre.
Sur la place St Pierre on peut admirer, une église halle du XVIIIème siècle construite en 1745 par l'architecte Mique ainsi qu’une fontaine monumentale de 1752 surmontée d’une statue de St Pierre érigée en 1852 et qui sera restaurée en 2016.



Visites guidées
On ajoute à cela le monument emblématique de
Rosières-aux-Salines, (appelé « Ban-Ban »), un Beffroi reconstruit vers 
1721 par Claude Salmon, sur les ruines des remparts de cette ancienne ville forte. Une légende raconte qu’à l’époque si l’on passait sous cette porte lorsque sonnent les douze coups de minuit on attrapait le « gros cou » mais cette légende tient plus au manque d'iode dans l'eau locale.


Le beffroi était le moyen pour une commune de
matérialiser et de symboliser sa place dans la féodalité. Mais cette tour communale avait  également une utilité pratique et remplissait  diverses fonctions. Elle était le gardien de la cité, par sa hauteur permettant de détecter rapidement tout départ de feu ou invasion par le guetteur qui à l'aide d’une trompe en cuivre délivrait un son puissant.


Servant également d’horloge, à chaque heure, l’archer de guet s'adresse à la population. « Il est dix heures »

Le beffroi était aussi utilisé comme corps de garde et d’armurerie  pour les soldats chargés du maintien de l’ordre et la défense du bourg mais aussi de prison, au premier étage de solides verrous condamnent la lourde porte d’un cachot.

Au XVIIIème siècle, est également fondé un hospice dirigé par les sœurs de St-Charles où une chapelle érigée vers 1613 sera sacralisée à Ste Odile par les sœurs. Elle avait l'originalité de posséder une partie basse ouverte à tous pour les offices religieux et une galerie en surplomb où seuls accédaient, par un escalier dérobé, les résidents de l'hospice.



Avec son plafond peint et son aspect architectural, elle ressemblait à une sorte de théâtre à l'italienne, en 1996 l’association Ban Ban décide de mettre en valeur cette édifice du patrimoine rosièrois pour en faire un musée mais malgré son combat pour la sauvegarde de cette chapelle située dans une enceinte privée, son avenir devient de plus en plus incertain.