Sentier n°8 CCGC

Haraucourt

De Domèvre aux Vignes

Territoire peuplé depuis l’Âge du Bronze, le village tire son nom de « Harald Curtis » du temps de l’occupation des Francs un peuple germain installé sur la rive droite du Rhin et voisin de l’Empire romain.

Au Moyen-Âge ce sont les Seigneurs de Haraucourt qui ont influencé pendant plusieurs siècles cette province, on disait que cette famille était l'une des quatre « Grands Chevaux de Lorraine » ce terme désignant les familles qui fréquentaient la cour de Lunéville au XVIIIème siècle et dont le rang social était élevé.

Situé au coeur du bassin salifère, ce bâtiment musée (1) vise à valoriser la période contemporaine de l’exploitation du sel lorrain allant du XIXème siècle à nos jours, on longe de suite le vaste bâtiment mairie-écoles  témoignant l'importance du village au XIXème siècle puis on emprunte la rue de la Borde (2) ce lieu-dit en limite du ban de Lenoncourt menait à un ancien guéoir dénommé « La Fontaine aux pigeons » aujourd’hui disparue.
Au Moyen-Âge, une ferme-meunerie dite de la Borde y était également installée avant d’être démolie dans les années 80.
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On atteint ensuite l’observatoire créé en 2010 (3) et les effondrements en chapelets contrôlés résultants de l’exploitation intensive du sel selon la technique des sondages de dissolution. Ces affaissement brutaux des sols fournissent un certain intérêt géologique et paléontologique en découvrant des fossiles du Secondaire
On traverse ensuite la départementale n° 81 vers le lieu-dit à l’horloge qui monte vers le cimetière de Domèvre avec sa vieille Tour romane du XIIème siècle (4).
Au Moyen-Âge, un titre datant de 1258 sépare les limites administratives de Domèvre et de Haraucourt démontrant qu’un hameau existait à cet endroit. Cette tour, vestige d’une ancienne église consacrée à St Epvre fut en partie démolie au XVIIIème siècle.
  
Par le chemin du Béhard, (5) on rejoint ensuite la place de liberté et l’église du village par la rue Hanzelet (nom d’un ancien artificier à la cour du Roi de Lorraine). L'église de style ogival-tertiaire gothique consacré à St Gengoult date de 1588 mais St Epvre reprend le sacre à la destruction de l’église de Domèvre.

La première guerre mondiale fut catastrophique pour le village lors de la bataille du Grand-Couronné, l’église éventrée perd sa flèche. Le château féodal est détruit, il ne reste plus aujourd’hui que le pied d’une tour.


Gravures du château au Moyen-Âge et de l’église à ciel ouvert en 1914 

Après la traversée du village on monte par le chemin de Sommerviller vers le lieu-dit des Vignes Blanches (6) point haut du circuit avec son sentier botanique et un magnifique panorama avec au 1er plan les fermes Trimolot et St Louis, et au loin les plateaux de Ludres, de Brabois, de Malzéville et les buttes de la CCGC.

La guerre et le phylloxéra auront raison de l’activité viticole de l’endroit occupant le tiers de la population de l’époque au profit de cette nouvelle industrie à la campagne qu’est le sel.



Vitrine pour le développement du tourisme en milieu rural, ce parcours n°8 fait partie d’un guide de 16 randonnées du Grand Couronné édité fin 2016, il est disponible dans les 19 mairies de la CCGC pour découvrir les richesses et l'histoire de ce territoire.
TeS/db/2017